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Le blog du cinéma, de tous les cinémas

Festivals et reprises (septembre 2014)

Publié le 8 Septembre 2014 par Curzio M in Evénements

DU 3 AU 9 SEPTEMBRE:

Bordeaux:

Cinéma Utopia (5, place Camille Juillan).

Le Dernier Nabab, d'Elia Kazan. Dernier film de son auteur, réunissant une distribution exceptionnelle (Robert De Niro, Jack Nicholson, Tony Curtis, Robert Mitchum, Jeanne Moreau...), et adapté d'un roman inachevé de Fitzgerald. Le réalisateur d'Un Tramway nommé Désir nous donne ici à suivre une idylle au goût amer, sur fond de conflits à Hollywood. Je recommande vivement, notamment en raison du jeu d'acteurs, et d'une scène finale très émouvante. Une séance par jour.

L'Impossible Monsieur Bébé, d'Howard Kawks. Délectable comédie, avec le génial Cary Grant et Katharine Hepburn. Ou comment partir à la recherche d'un os de brontosaure et tomber sur un léopard. Certes, apprivoisé... Plusieurs séances dans la semaine.

Clermont-Ferrand:

Les Ambiances (7, rue Saint-Dominique).

Parlons femmes, d'Ettore Scola. Une comédie italienne à sketches, avec pour fil conducteur les relations hommes-femmes. L'ensemble est du plus haut niveau, et ne souffre pas de la comparaison avec les meilleurs fleurons du film à sketches - bien au contraire. Seul le premier segment est un peu lent - mais les suivants sont le plus souvent exceptionnels, quand ils ne sont pas seulement très bons.

Montpellier:

Cinéma Utopia Diagonal (5, avenue du Docteur Pezet).

Chaînes conjugales, de Mankiewicz. Remarquable comédie, mais aussi étude de mœurs et de caractères, qui retrace successivement, au sein d'un même récit, trois destins de couples.

Paris 4ème:

Le Nouveau Latina (20, rue du Temple).

La Mort aux trousses, d'Alfred Hitchcock. Difficile de rêver meilleur film d'espionnage que celui-ci. Hitchcock est à son meilleur, son interprète principal (précédemment cité) également. La scène de l'avion, devenue un poncif incontournable du cinéma, éclipse parfois dans l'esprit collectif l'ensemble du scénario. Mais le problème est le même avec deux ou trois scènes de Psychose. L'un des périls du cinéma d'Hitchcock? Peut-être, mais raison de plus pour revenir à l'œuvre, et la redécouvrir

Paris 5ème:

Le Champo (51, rue des Ecoles).

Parlons femmes, d'Ettore Scola. Voir le paragraphe consacré plus haut à ce film. Cinq à six séances par jour.

Grand Action (5, rue des Ecoles).

Deux chefs-d'oeuvre de Rossellini (séance unique pour chacun).

Stromboli. Bouleversant de bout en bout: l'égarement d'une femme en terre (définitivement?) étrangère et hostile. La scène de la pêche au thon reste un splendide morceau de bravoure cinématographique. A découvrir, pour celles et ceux qui ne connaissent pas... Ou à revoir.

Voyage en Italie. Une merveille: un couple anglais en voyage vers Naples fait l'amère expérience de l'éloignement et de l'incommunicabilité. En point d'orgue, la découverte à Pompéi d'un étrange vestige... Scène qui justifierait à elle seule que le film soit vu et revu. Peut-être le sommet de l'œuvre de Rossellini.

Espace Saint-Michel (7, place Saint-Michel).

La Clepsydre, de Wojciech Has. Un film étrange, inspiré d'une œuvre non moins singulière du très bel écrivain Bruno Schulz. Errances fantasmagoriques dans un sanatorium, pour un esprit en proie à d'inquiétantes rêveries. Par le réalisateur polonais qui a également adapté Le Manuscrit trouvé à Saragosse. Une séance par jour.

Paris 17ème:

Mac-Mahon (5, avenue Mac-Mahon).

L'Homme qui tua Liberty Valance. John Wayne et James Stewart réunis à l'affiche de l'un des plus célèbres westerns de l'histoire du cinéma. Avec un titre porteur de l'énigme centrale: quel est l'homme qui a mis fin aux jours du redoutable Liberty Valance? Deux séances dans la semaine.

Et je me contenterai de citer, parmi les festivals:

Au Desperado: Cinéma français: Louis De Funès, Bourvil et Jean Gabin. Bonne programmation (Le Plaisir de Max Ophuls, Le Chemin des écoliers, La Traversée de Paris... Et l'un des meilleurs Mocky: La Cité de l'indicible peur.)

La poursuite du festival (déjà mentionné sur le blog) Cinéma italien, les incontournables, à La Filmothèque du Quartier Latin. Douze films cette semaine!

L'intégrale Jacques Tati, au Reflet Médicis, déjà répertoriée dans une rubrique précédente (vous y reporter).

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